Création partagée du Groupe Fernand Pelloutier - La Marmite

En collaboration avec l'artiste-photographe Steeve Iuncker

Considérant qu’elle ne se réduit pas au seul périmètre de l’isoloir, le Groupe Pelloutier du projet La Marmite, s’est attaché à penser la citoyenneté en l’élargissant à toutes ses dimensions sociales. Pour aiguillonner leur réflexion, les participant.e.s dudit groupe, issus de l’association genevoise Argos et accompagné des médiatrices culturelles et sociales Barbara San Antonio et Éliane Rigamonti – ont :

  • assisté à une représentation du spectacle Soulever la politique de Denis Guénoun mis en scène par Stanislas Roquette
  • interrogé la fabrique de la ville grâce à l’exposition Architectures de papier de la Cité Chaillot présentée dans les galeries de Forum Meyrin
  • visionné le film de Aki Kaurismaki, Le Havre à Fonction : cinéma,
  • dialogué, enfin, avec le philosophe et dramaturge Alain Badiou à la Maison de Rousseau et de la littérature.

Témoin et acteur du parcours du Groupe Pelloutier, le photographe Steeve Iuncker a réalisé des images et des sons en collaboration avec les participant.e.s dudit parcours

Le résultat de ce travail est à voir au Cairn du 9 au 13 janvier


La Marmite et le Groupe Pelloutier

La Marmite offre des parcours culturels pluridisciplinaires, sensibles et intellectuels à des groupes, issus d’associations, assemblant des personnes d’âges divers généralement en situation de précarité et/ou peu présentes dans les institutions formelles de la démocratie (familles du quart-monde, victimes de violences domestiques, exilé.e.s, jeunes en situation de décrochages scolaire et social, personnes en situation de handicap, personnes souffrant d’addiction, minorités visibles et invisibles, etc.).

Chaque groupe achève son parcours par la cristallisation de ses représentations et sentiments dans une forme réalisée en dialogue avec un/e artiste.


Le Groupe Pelloutier de La Marmite doit son nom à un important militant syndicaliste révolutionnaire, socialiste et libertaire. Secrétaire général en 1895 de la Fédération des Bourses du Travail, Fernand Pelloutier (1867-1901) théorise le « grève-généralisme ».
Avec lui, les bourses du travail deviennent l’expression d’un syndicalisme intégral. Pensées comme des organisations de solidarité, elles sont dotées de divers services de mutualité : bureaux de placement, caisses de solidarité, caisses de maladie, de chômage, de décès. On y trouve aussi des bibliothèques destinées à permettre aux travailleurs de mieux comprendre leur situation par la fréquentation des œuvres d’Adam Smith, Proudhon, Marx, Kropotkine, Zola ou Bakounine. Pelloutier y organise également des cours du soir et ambitionne de réaliser un musée du travail : il convenait, en effet, que l’opprimé, selon Pelloutier, s’éduque pour s’émanciper, pour acquérir « la science de son malheur ».

  • 9•01•19 ▶ 13•01•19

Le Cairn - Espace culturel

Chemin du Jardin Alpin 7, 1217 Meyrin - Suisse

Tram 14 + 18
Arrêt Jardin-Alpin-Vivarium


Du jeu 10 au dim 13 janvier
De 14h à 18h
Entrée libre

Vernissage mer 9.01 à 18h30
Entrée libre